Le TDAH, c’est quoi ?
Le TDAH en questions ?
Combien de personnes sont touchées par le TDAH en France ?
On considère qu’environ 5% des enfants sont touchés selon la Haute Autorité de Santé. Les garçons sont deux fois plus nombreux dans cette prévalence, bien qu’on pense que les filles sont sous diagnostiquées.
Quels sont les principaux symptômes du TDAH chez l’enfant ?
Les symptômes sont nombreux, on peut citer : troubles de l’attention, hyperactivité, impatience exacerbée, impulsivité. Les enfants TDAH peuvent être excessivement rêveurs, rencontrer des difficultés d’apprentissage et de mémorisation, une mauvaise organisation et une autonomie difficile. Souvent le TDAH s’accompagne de troubles anxieux, de difficultés relationnelles et de problèmes d’endormissement.
Peut-on guérir du TDAH ?
Comme la recherche avance à grands pas sur ce trouble, pour l’instant, on ne parle pas de guérison. Mais on peut largement atténuer les symptômes et vivre plus sereinement avec un TDAH.
Est-ce que seuls les enfants sont atteints ?
C’est souvent pendant l’enfance que le TDAH est diagnostiqué. Pourtant, souvent lors de ce diagnostic, un des deux parents découvre souvent qu’il est lui aussi TDAH.
On peut aussi déceler un TDAH chez l’adulte sans symptômes pendant l’enfance selon certaines études mais on ne sait pas si le TDAH a été « masqué » pendant l’enfance ou apparu de novo à l’âge adulte.
Comment se manifeste le TDAH chez l’adulte ?
Chez l’adulte, les symptômes sont changeants et disparates. On peut citer : une concentration défaillante, une impulsivité et crises de colère, une intolérance à la frustration, une difficulté à s’organiser et à tenir des délais, des sautes d’humeur fréquentes, des troubles de l’endormissement, …
Quels sont les traitements proposés en France ?
Une fois le diagnostic posé, les équipes médicales proposent en première intention un accompagnement non médicamenteux avec prise en charge globale de l’enfant (orthophonie, psychomotricité, …), guidance des parents et psychothérapie.
En deuxième intention, ils peuvent prescrire le méthylphénidate, un psychostimulant dont les conditions de prescription sont très encadrées.
Diagnostic
Le diagnostic du TDAH reposait sur des tests cognitifs effectués par des neuropsychologues. Les enfants étaient adressés par le médecin traitant, souvent pour donner suite à des signalements à l’école de comportements susceptibles de correspondre au trouble. Les troubles doivent perdurer depuis au moins 6 mois et se manifester dans plusieurs environnements : maison, école, loisirs,…
Désormais, tout médecin formé au TDAH peut diagnostiquer un enfant ou adolescent avec ou sans bilan neuropsy.
Chimie du cerveau des TDAH
Les neurosciences progressent à toute allure et les derniers éléments sur le TDAH montrent un dérèglement des neurotransmetteurs sans que toute la lumière soit faite sur ces déséquilibres. On parle souvent de déficit en dopamine, c’est le neurotransmetteur de l’attention, de la récompense, du démarrage des activités. Mais la dopamine n’est pas la seule molécule impliquée dans le TDAH et la chimie du cerveau n’a pas livré tous ses secrets autour du TDAH.
Alimentation à privilégier
Dans l’état des connaissances actuelles, il parait pertinent pour les personnes souffrant de TDAH de :
- Bannir les aliments ultra transformés
- Bannir les additifs et colorants de l’industrie agro-alimentaire fortement suspectés d’aggraver le trouble.
- Adopter une cuisine maison riche en fruits et légumes
- Réduire les sucres rapides : bonbons, gâteaux industriels, pâtisseries,…
- Augmenter la part d’aliments riches en omégas 3 : sardines, maquereaux, harengs, anchois
- Respecter l’apport de protéines au quotidien pour avoir tout le spectre des acides aminés en variant les sources protéinées : viande, poisson, œuf, légumineuse, laitages, oléagineux,…


